Parcours personnels – Rhône

René COPETTI

Paul BAYLE

Guy DE FALETANS

Marcel GARCIN


René COPETTI

« Pourquoi ai-je pris la peine de raconter ce que fut mon parcours de prisonnier de guerre ? Pour la raison que mon séjour dans le IIIe Reich fut hors du commun par rapport aux prisonniers non évadés, et que dans les circonstances où s’est effectué mon parcours, j’ai pu voir ce que le régime nazi avait institué dans toutes les zones occupées à l’est de l’Allemagne par ses troupes, à savoir les « Todes Zones », destinées à l’extermination de ceux considérés comme indésirables. Je me dois de témoigner pour la postérité, en mémoire des victimes de cet abominable régime, empreint de barbarie, des raffinements inhumains mis en œuvre par le régime nazi.
Si j’ai rédigé ces mémoires, c’est dans le but d’éveiller l’esprit de nos descendants, sur ce qui peut advenir lorsqu’un régime totalitaire arrive à s’instaurer. Je me dois, après ce que j’ai vécu dans l’Univers Concentrationnaire, de laisser une trace de ces années de déportation, qui furent fatales à tant d’entre nous. Il faut que les générations descendantes conservent des Musées de la Mémoire, que les associations ou fondations sur la Mémoire perdurent à travers leurs écrits, de manière à aider autant que possible tous les mouvements luttant contre le fanatisme. »

  • Résumé du parcours de captivité de René COPETTI
  • Récit de captivité de René COPETTI
  • Appel aux générations futures et à la mémoire de René COPETTI
  • schémas d’outils fabriqués avec les moyens du bord en captivité

Paul BAYLE

Si l’on remonte la lignée dans laquelle s’est inscrite la présidence de Paul Bayle, on arrive à la création de notre association, le 16 mai 1942 : C’est en effet dans l’enceinte du camp de Rawa-Ruska que ce jour-là, est nommé premier Président de l’ « Amicale Lyonnaise des Prisonniers de Guerre de RAWA-RUSKA » Raymond Deschamps, soyeux ; les vice-Présidents sont Albert Grain, industriel, et Jean Guimet, avoué stagiaire. Au retour de captivité, à la Libération, l’amicale redémarre très vite, et la première assemblée générale a lieu le 17 octobre 1945. Les statuts sont déposés à la Préfecture, l’association se donnant comme titre « Amicale Lyonnaise des Anciens Prisonniers de Guerre du Camp d’Evadés de RAWA-RUSKA ». Son but est de maintenir parmi les membres de l’Amicale « l’esprit de RAWA ». Trois Présidents vont se succéder, et l’année 1964 voit l’arrivée de Paul Bayle à la présidence, ceci pour une durée de vingt ans, où il se dévouera pour les membres de l’association.

  • Hommage à Paul BAYLE, personnage éminent de l’Association Rhône-Alpes
  • Le veilleur de pierre, monument Place Bellecour à Lyon

Guy DE FALETANS

Ce sont, nous le savons, des évasions exceptionnelles que celles qui ont eu lieu par la mer Baltique! Il n’est donc pas surprenant qu’une telle aventure soit celle de Guy de Faletans, qui le 20 octobre 1937, s’engage par devancement d’appel pour deux ans au 9ème Régiment des Cuirassiers qui devient au moment de la guerre le 91ème GRDI, échappe à la mort en mai 1940 à Oisy et Wassigny (où son bataillon essuie de lourdes pertes), est fait prisonnier le 20 mai 1940, est envoyé au stalag VIII C, puis à Falkeneau en Haute Silésie, refuse de travailler, fait de la prison et s’évade en avril 1942 avec son camarade Babut, est repris à Sarrebruck par la Gestapo, est transféré à Rawa-Ruska après être passé par la prison et le camp de Limburg, est dirigé sur Tarnopol, fin 1942 est renvoyé sur Stargard puis Madusée… d’où il s’évade à nouveau, avec succès cette fois, d’une manière rare et spectaculaire, au nez et à la barbe des allemands, rejoignant la Suède en bateau !…

Récit complet de l’évasion et profil de vétéran de Guy de Faletans::


Marcel GARCIN

« 11 juin 1940 : c’est à Veules les Roses que je suis fait prisonnier, le jour de mon anniversaire. Le lendemain nous rejoignons la colonne de prisonniers en route pour l’Allemagne. Nous voilà enfin arrivés au Stalag au nord de la Hollande. C’est le VI B. Il y a aussi des sous-camps : MEPPEN et EUPEN. On nous met au bras à chacun une plaque avec un numéro, le mien est 17006. […] Pour me punir de mes évasions, je suis parti en wagon à bestiaux en direction du camp de RAWA RUSKA en Ukraine, dans le premier convoi, le 12 avril 1942. Après un voyage épuisant nous sommes arrivés à la gare anéantis. Ceux qui ne pouvaient pas marcher étaient maltraités à coups de crosses, et il y avait les chiens…. Dans les écuries du camp on couchait sur des planches. Le matin : appel. Deux heures debout dans un vent glacial. »

Récit complet :